Affichage des articles dont le libellé est Rencontre virtuelle du 23 Sept. 2009. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rencontre virtuelle du 23 Sept. 2009. Afficher tous les articles

mercredi 23 septembre 2009

Juste à temps

Ému
J'arrive juste à temps
Et les quelques bricoles que j'ai perdues
Je m'en fiche éperdument
Qu'elle en profite!, cette rue
sur laquelle on échappe distraitement
A tous coups, ces objets menus
Ces trombones, ces tympans.

L'accueil est faible
C'est normal, on ne se soucie point
Que de lui ou elle
Élu de son coeur, élu de ses mains
On se tourne, on toise, et on reprend de plus belle
Moi, je souffle; le calme, enfin
Me permet quelques méditations, et ce modeste hôtel
Sera le palais de cette joie dont j'ai faim.

Prémisse d'automne

Sans divisions dans la durée du jour
Plus besoin de me déplier aux mêmes heures
Si bien qu'à la clarté des dehors pluvieux
Je m’avise à la beauté du temps

Ce clair-obscur que permet la pluie
Je l’emprunte pour mes lectures
Car j’aime aux moments désertés
La patience des coins du lit

La paresse

huit heures du matin et j’attends l’autobus

une fille passe
un poème arrive

l’esprit s’éveille le corps se repose
et les rayons du soleil réchauffent mon café

je me dis
ce matin l’autobus attendra

Dimanches

En hommage à Georges Moustaki,

ce pacha céleste.



S’il est une belle et simple chose

c’est celle du dimanche matin

je me le répète chaque dimanche que je puisse sacrer comme un dimanche


Oui s’il est une belle et simple chose

ce sont les minutes qui viennent se poser sur la table

près du journal soulignant la poussière en suspension

dans le réveil qui s’allonge elles sont une mise en abîme


mes dimanches ne sont certes pas ceux d’antan

en fait ma prière est aujourd’hui dans le disque et les cafés que je me sers

une pause comme un rayon qui se glissent dans la cuisine


ma prière est celle du droit à la paresse

celle qui fait des sept jours un dimanche.

Poème léger
D.Corneillier.

J'ai longtemps habité un piano noir
J'habite maintenant un piano blanc
Je frotte une fleur sur les cordes
Je fais des confettis
Dans la vibration
De ma maison neuve.